Killing Time - Toussaint & Evenhuis

Par Miguel Martin Perez -  15 Novembre 2013, 15:18  -  #critique

Killing Time - Toussaint & Evenhuis

Hello à tous, vous avez du temps à tuer ? Ça tombe super bien puisque l’on va parler d’un polar édité chez Ankama, avec au pinceau Kid Evenhuis et à la plume Chris Toussaint.

Cela dit, avant de rentrer dans le vif du sujet, comment ça va ? La rentrée c’est bien passée ? Vos profs sont sympathiques ? Vos bosses aussi ? Vos vacances sont déjà planifiées ? Hmmmm je suis sûr que déjà, le gros boudin qui vous sert de prof d’Anglais commence à vous sortir par les narines ou que la compta à fait une grosse boulette sur votre fiche de paie … Un peu comme le héros de cette histoire … Projection SVP !

Gyorgi Owens est un tueur en série condamné à la perpétuité dans le pénitencier St James pour une série de meurtre digne des séries américaines genre « Esprit Criminel ». Mais ce n’est pas un assassin comme les autres, il élimine les personnes qui sont en phases terminales de leur vies ou qui ne veulent plus vivre, ils les soulagent d’un ultime fardeau … ce qui lui est assez facile vu qu’il est infirmier. Afin de faire une dernière une dans son journal, la journaliste Isabelle Bauffays va rencontrer Gyorgi pour qu’il lui raconte toute la vérité, aussi cru soit-elle, sur ces vrais motivation et surtout, comprendre le vrai leitmotiv sur le dernier meurtre … celui de Miller, un homme de main travaillant pour la mafia Irlandaise.

Alors ? Gyorgi, tueur à la solde de la mafia Irlandaise ? Qui a commandité la mort de Miller ? Quels sont ces vrais desseins ? Est-il un tueur ?

Edité sous le label « HH Culture du Crime », Killing Time est un polar noir, sombre sur un serial « killa ». Chris Toussaint, le scénariste, adore visiblement les histoires à l’ambiance moite et capiteuse. Il arrive, via une histoire à tiroir, à instaurer une ambiance pesante.

Narrativement, le début de la lecture est difficile et fastidieuse de par le besoin de bien installer le cadre et la nature même du sujet qui est l’euthanasie et son bien-fondé (waw, je cause bien). Beaucoup de flashback, de changement incessant d’angle de lecture qui casse le rythme et l’immersion lors des premières pages. Mais une fois que l’on à découvert comment lire se livre (genre après 5 bonnes pages), le reste en découlera de lui-même (si bien entendu le lecteur fait l’effort de, et apprécie le style visuelle de l’ensemble).

A propos de style graphique justement, celui-ci est quant à lui très réaliste et profite d’un découpage de cases qui accentue l’atmosphère lourde. Cela m’a fait fort penser à un style de dessin que l’on peut rencontrer dans certaines bd indépendante US. On appréciera notamment, sous un autre style graphique, l’apparition sur quelques pages, de l’histoire tragi-comique de deux petit vieux, amis pour la vie, qui se rencontre à l’hôpital car ils sont tous deux malades genre c’est pour bientôt. Une situation complètement hors du temps, dans laquelle les deux personnages se balanceront à travers de jolie joutes verbales, des petites crasses en toute amitié … tel les petits vieux du Muppets ’show sur leur perchoir :).

L’ensemble est une histoire qui va titiller votre néo-cortex cervical avec une histoire qui brouille les pistes et des personnages qui nous cachent des choses ; un bon thriller donc à l’ambiance malsaine et sombre voire aseptisée comme un bon hôpital (mais il y en a-t’il des mauvais ? ^^) ;

Le tout est une lecture pour un publique très ciblé qui appréciera un bon polar à l’ambiance noire et très American ‘style. Bref, si vous aimez le style, vous passerez un bon moment avec cette histoire originale.

Sur ce, je m’empresse de terminer mon dernier Dr Pepper et prendre rendez-vous chez mon dentiste, j’ai une petite douleur là … oui là-bas :)

Nota : Pour la petitet histoire , j’ai eu l’occasion de rencontrer le scénariste lors du Festival de la BD à Andenne, (le dessinateur à malencontreusement eu un empêchement), et il nous a refourgué un fantastique poster de femme nue … qui en fait c’est avérez ne pas l’être mais ça, mon garçon (tout excité) n’était pas au courant ^^ (ha ha, j’ai bien ri) à sa tête …

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Miguel Martin Perez 19/11/2013 11:36

l'on m'a soufflé dans mon oreille pleine de poil que j'ai inversé les prénoms ... donc c'est Kid Toussaint et Chris Evenhuis et pas l'inverse de l'opposé du contraire ... vous aurez compris :)